mercredi 22 décembre 2010

Pour l'amour des danses imparfaitement synchronisées, des publics fantomatiques, des sols en damier, des clap hands, des trios dont au moins deux membres sont parfaitement interchangeables, et des femmes fatales au beau regard triste.


vendredi 10 décembre 2010

Coulez mes larmes, mais avec la classe d'une chanson de Nina Simone.


Raoul Ruiz vient de mourir.
Son film qui me touchait le plus, pour beaucoup de raisons - qui vont de l'accumulation des synopsis hawthorniens à la narration de Pierre Bellemare, en passant par l'apparition fantomatique de Roland Topor - était "Trois vies et une seule mort".



jeudi 9 décembre 2010

Fairuz en 1976, la plus déstabilisante des belles enivreuses spectrales. Commentaire Youtube : "I'm not even Lebanese and she makes me wanna cry."

mercredi 8 décembre 2010

Dans cette interview qui a l'air sortie de nulle part, Frank Zappa parle des OVNI, et met à profit sa logique rigoureuse et sa lumineuse misanthropie pour traiter de ses ineluctables conséquences : s'il y a bien une intelligence supérieure, recherchons-là pour qu'elle nous explose notre sale gueule, ce qui serait un véritable cadeau pour notre planète comme pour les autres espèces.

lundi 6 décembre 2010

Dans mes flashsideways, je suis une petite fille qui fait du beatboxing en reprenant avec sa soeur les tubes du moment.


L'autre morceau le plus hors-limite du monde : Amnerika, de Frank Zappa.

samedi 30 octobre 2010

Ma chanteuse Youtube préférée : Erin Merle - qui transfigure de sa grave voix d'ange noire et de son piano élégamment rudimentaire la chanson désabusée et ironique des Sparks "I Married Myself".

jeudi 28 octobre 2010

Puissance comique de l'arrière-plan.
Exemple : LOVE TO LOVE YOU BABY de Donna Summer. 
Commentaire de Mayalabeille68 sur Youtube : "Mais que fait le mec derrière? Il est ridicule c'est le contraire du sexy guy"


samedi 17 juillet 2010

Plus déchirante qu'un suicide d'adolescent, plus disloquée qu'un corpus de poète maudit, plus nihiliste qu'un homme politique occidental, plus amère qu'une actrice hollywoodienne sur le retour, plus affamée qu'un fantôme de conte japonais, "Is That All There Is?" par Peggy Lee : la chanson la plus triste au monde. Quand je serai mort, jetez-moi dans un sac poubelle et dansez un slow sur cette chanson.


mardi 13 juillet 2010

Ca c'est juste TROP BON.
(et si je poussais le bouchon juste un peu plus loin, je n'écouterais plus que les Secret Chiefs
3 toute la journée, oui)

lundi 12 juillet 2010

vendredi 9 juillet 2010

"What Keeps Mankind Alive ?" interprété par William Burroughs : Un air ravageur de "L'Opéra de Quatre Sous" avec un arrangement à faire hennir de plaisir les plus sauvages chevaux et le récitant baryton glacial parfait. À se remettre en boucle.

mardi 6 juillet 2010

Je suis un homme-renard, ne comprends-tu pas ? Comme les dieux de l'ancien monde, je plongerai mes dents en toi, et je changerai Donna la Folle.


vendredi 2 juillet 2010

Document exceptionnel : des extraits de la conférence de Philip K. Dick en 1977 à Metz où il rend public ses anamnèses gnostiques de réalités alternatives.

mercredi 30 juin 2010

La première femme apparut sur Terre coiffée d'un haut-de-forme, son regard était indestructible comme le diamant-foudre et son chant était à mi-chemin de l'invocation et du cri : Abbey Lincoln.

lundi 28 juin 2010

Retournement dans le Miroir : ou les Marx font de la métaphysique expérimentale.


samedi 22 mai 2010

"Le problème n'est pas d'affirmer ou non que ceci ou cela est "irréel" mais bien de savoir jusqu'à quel point vous êtes capables de RENDRE "irréel" ne fût-ce qu'un seul brin d'herbe."


vendredi 21 mai 2010

Dans notre doctrine, nous n'avons ni espérance ni crainte, on sait une chose ou on ne la sait pas, certes, certes, mais nous avons quand même parfois rudement besoin de la coupe de cheveux du diable de Beck avant de partir travailler et ça, je ne sais pas toujours pas pourquoi mais c'est comme ça.


mardi 27 avril 2010

Fantomas joue le thème de "Fire Walk with me". Commentaire Youtube : "La batterie de la mort et la voix de la bataille d'Armageddon combinées : la fin du monde est proche." Yep, quelque chose comme ça.


jeudi 22 avril 2010

Et, finalement, la jeune fille en robe de mariée, dans le coffre de la voiture, relève son visage et se met à chanter "Rockin' Back Inside My Heart" au milieu des danseuses et des ouvriers : un passage magnétique de "Industrial Symphony" de David Lynch. Avec Julee Cruise.


mercredi 21 avril 2010

La fête parfaite atteint son climax et s'achève au son de "Into the White" des Pixies.


mardi 20 avril 2010

Un moment extraordinaire de la télévision polonaise : Thelonious Monk et son quartet exposent le thème de "Epistrophy" sur une minute, puis occupent la minute suivante à attendre, à laisser tourner la pellicule, et à lancer encore quelques notes éparses dans le silence comme des lucioles à travers la nuit.


lundi 19 avril 2010

Un des plus beaux sons de tous les temps : Harry Carney, dans l'orchestre de Duke Ellington. On dirait des soufflets de forge, des flammes, de l'eau bouillante et des tables de verre qui volent en éclat.

samedi 17 avril 2010

"Tu es ma fierté et ma joie, et caetera" : Yep, pour le formidable "Et caetera" ironique des paroles ("You're my pride and joy et caetera") et le refrain stupidissime "Elenore, gee, I think you're swell" ("Elenore, mince, je pense que t'es sensas'"), ainsi que pour l'éternelle complicité potache des deux chanteurs anti-charismatiques Flo et Eddie... Bref, pour toutes ces raisons qui font des Turtles le groupe que nous avons connu et aimé, ce jour et est un jour rêvé pour "Elenore"

samedi 10 avril 2010

Orson Welles, encore. Un des deux extraits disponibles de "The Other Side of the Wind" sur Youtube : expressionniste et silencieuse, brûlante, sombre et envoûtante, une des rares scènes directement érotiques dans la filmographie du grand magicien. Comment ces précieuses minutes s'agencent-elles au sein de ce mystérieux chef d'oeuvre testamentaire invisible ? Et verrons-nous jamais ce film censé être presque achevé ? voilà deux questions auxquelles je souhaite qu'on commence à m'apporter des réponses.

jeudi 8 avril 2010

Les nombreuses pauses dans la diction, la chaleur de la voix, la succession des plans, les costumes, les regards, les sourires, les apartés, les murmures, les passages du noir et blanc à la couleur, le violon de la musique d'accompagnement, le public qui disparaît et réapparaît, enfin l'illusion comme mère de toutes choses : mesdames et messieurs, Orson Welles. Dans The Orson Welles Show.

mardi 9 février 2010

mardi 2 février 2010

Jusque dans sa façon anormalement précipitée de courir sur la scène avant de chanter, il y a des étincelles de grâce réfractée et des fragments de lumière.

vendredi 29 janvier 2010

Entrée impériale, flous tarés, musique hystérique, 1 mn 49 d'extase hardcore. Lucifer est une ménagère américaine en pull blanc.